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Le bonhomme Hiver
A rangé ses glaçons
Au fond du frigidaire
Pour la prochaine saison

On nettoie les parterres
Pour que la pâquerette
A peine sortie de terre
Egaye la maisonnette

L’abeille la moins frileuse
S’échappe de l’essaim
Pour aller en éclaireuse
Pour ses sœurs repérer le festin

C’est une frêle primevère
Qui lui tend son bouton
Qui bien qu’encore vert
Elle dévore comme un glouton

Aux alentours les arbres reverdissent
Et les petits oiseaux sifflotent
Près des beaux narcisses
Dont le doux parfum flotte.

Le doute n’est plus permis
C’est bien le temps de la renaissance
Puisque Dame Printemps a remis ses habits
Pour enjoliver notre existence.
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