A MON PAPA

Quand j'étais petite, dans notre chaumière,
Assise
sur les genoux de mon papa
Chaque soir je n'étais pas peu fière
De
pouvoir trôner sur ce rocher là !
Avec
mes surs nous nous disputions
Pour nous blottir tendrement contre lui
Tellement
était magique l'émotion
De ces moments précédant
la nuit.

Il
sentait un peu le tabac froid
Et sa moustache nous chatouillait le cou
Mais
ce nid au creux de ses bras
Etait un refuge que nous appréciions beaucoup.
Plus
tard à la veillée, nous aimions l'entendre dire
Que nous serions
toutes trois reines de l'univers
Et même s'il le disait avec un grand
sourire
Nous voulions croire à la prophétie de notre père
!

Plus
sérieusement, il nous montrait le chemin,
Expliquait l'essentiel et
la face cachée des choses,
Ne nous promettait pas d'insouciants lendemains
Mais
disait que notre bonheur aurait la fragilité des roses.
Papa,
tu resteras un ange aux ailes de géant
L'image idéale du parfait
honnête homme
Un phare dressé fièrement face aux océans,
Un
vrai sage
. comme aux temps de Rome !

Aujourd'hui,
patriarche aux tempes blanches
Tu profites enfin d'une retraite bien méritée.
Papa,
accepte que ta fille en ce beau dimanche
Avec ses bisous, te dise elle aussi
une vérité :
"
Tu es et resteras pour ma vie entière
Le plus merveilleux papa de la
Terre
Merci pour tout
.Je t'aime".

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